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Carénage de coque de bateau : les applications et les risques liés aux peintures à l’antifouling

Publié le 05/09/2025
Le carénage est indispensable à la performance des navires, mais il cache un revers : pollution des eaux, peintures antifouling toxiques et réglementations strictes. Comment entretenir les coques de bateaux de pêche, bateaux de plaisance ou encore bateau de transports sans mettre en danger l’environnement ni vos activités ? X’Pertus vous guide à travers deux articles pour mieux comprendre les enjeux du carénage, identifier les risques souvent méconnus et découvrir des solutions concrètes et écologiques.
Carénage bateau : les risques des peintures antifouling

Pourquoi le carénage de bateau est une étape incontournable ?

Le carénage consiste à décaper la coque d’un bateau et à la repeindre, afin de conserver les performances nautiques et prolonger la durée de vie du navire. Les peintures antifouling utilisées contiennent des biocides permettant de limiter la prolifération des organismes marins qui colonisent les eaux vives. Certains de ces biocides ont des effets nuisibles sur le milieu marin et sur l’homme.

Cette opération est essentielle pour la maintenance d’un bateau, qu’il s’agisse de transport maritime, de pêche ou de plaisance. Pourtant, derrière ce geste courant de maintenance se cache une problématique écologique et réglementaire majeure. Les peintures antifouling, appliquées sur 99 % des coques dans le monde, libèrent chaque année des substances toxiques directement dans le milieu marin.

Quelques chiffres :

  • Un gramme de biocide peut polluer jusqu’à 10 000 m³ d’eau
  • Chaque année, plus de 100 000 tonnes de peinture antifouling sont utilisées dans le monde
  • Ces peintures contiennent en moyenne 15 g de biocides par m² appliqué

Peintures antifouling : le polluant n°1 du carénage des coques de bateau

La coque immergée de 99 % des bateaux est recouverte de peinture antifouling. Composée de cuivre, de zinc et de biocides organiques, elle empêche les organismes aquatiques de se fixer sur la carène. Mais chaque année, près de 100 000 tonnes de ces peintures sont utilisées dans le monde et leurs substances se relarguent en continu dans la mer tout au long de la saison de navigation.

Historiquement, les antifoulings au tributylétain (TBT) ont marqué les années 60 à 90, avant d’être bannis en 2008 par l’Organisation maritime internationale. Pourtant, leurs résidus persistent encore dans certains sédiments portuaires. Aujourd’hui, les formulations modernes utilisent toujours des métaux lourds et des fongicides dont l’écotoxicité reste préoccupante.

Pour les techniciens, la vigilance doit être maximale :

  • Avant l’achat, lire attentivement les étiquettes et la liste des biocides
  • Lors du ponçage ou de l’application, protéger les opérateurs (masques, gants, lunettes)
  • Éliminer les déchets via des filières spécialisées pour éviter leur dispersion dans le milieu marin

Quels risques réels présente le carénage pour l’environnement et l’homme ?

Les impacts du carénage ne sont pas seulement théoriques : ils sont mesurés et documentés. Le Parc naturel marin d’Iroise a mené une étude approfondie sur ses zones portuaires. Les résultats sont préoccupants : les sédiments analysés contiennent encore du TBT (tributylétain), un biocide pourtant interdit depuis 2003, classé toxique pour l’homme et l’environnement.

Mais le problème ne s’arrête pas là. D’autres substances interdites ou en cours d’évaluation persistent dans l’eau et les sédiments, parmi lesquelles :

  • Le zineb, reconnu comme perturbateur endocrinien
  • Le diuron, herbicide interdit mais toujours détecté
  • Le cuivre et ses dérivés (oxyde de cuivre, cuivre pyrithione)

Conséquences sur l’écosystème marin

Ces polluants entraînent une dégradation globale de la qualité de l’eau. Ils provoquent également des anomalies chez les coquillages et poissons, et favorisent l’apparition d’espèces indésirables. Même à faible concentration, les biocides ont un effet direct sur le phytoplancton, base de la chaîne alimentaire marine. L’impact se répercute ensuite sur les organismes filtreurs (huîtres, moules), puis sur les poissons et mammifères marins.

Conséquences sur la santé humaine

Pour l’homme, l’exposition à ces substances peut provoquer des irritations cutanées ou des troubles digestifs. À plus forte dose, certains biocides sont considérés comme cancérigènes. Ces risques soulignent l’importance de maîtriser les rejets issus des opérations de carénage et d’adopter des solutions conformes et écologiques.

Quelles sont les alternatives à l’antifouling ?

Différentes pistes sont étudiées pour réduire l’impact écologique du nettoyage de coque de bateau :

  • Films de protection plastiques ou adhésifs, à poser après chaque sortie
  • Revêtements au silicone, plus lisses et limitant la fixation des organismes
  • Techniques mécaniques : nettoyage haute pression régulier, brosses de carène, ultrasons

Cependant, leur efficacité reste variable, et leur coût ou leur logistique limite encore leur adoption massive. Les peintures restent majoritaires malgré leurs inconvénients.

Votre fournisseur d’équipements pour le carénage de bateaux répond à vos questions

Quel acide utiliser pour nettoyer une coque de bateau ?

L’acide oxalique est couramment employé pour éliminer les traces d’oxydation ou les salissures des coques polyester. Il s’applique dilué, agit quelques minutes puis se rince abondamment. Découvrir notre article complet sur l’acide oxalique.

Comment réduire l’impact écologique du carénage d’un bateau ?

On peut réduire l’impact écologique du carénage en utilisant des aires de carénage avec systèmes de filtration, en privilégiant des peintures antifouling moins toxiques, en adoptant des solutions mécaniques (brosses, nettoyeurs HP, films protecteurs) et en recyclant les eaux de lavage.

Le carénage sauvage est-il autorisé ?

Non, il est interdit. Toute opération doit être réalisée sur une aire homologuée de carénage équipée d’un système de traitement des eaux. Vous souhaitez en savoir plus ? Découvrir les autorisations sur le carénage.

Les peintures antifouling sont-elles encore légales ?

Oui, mais sous conditions. Certains biocides (ex. TBT, Diuron) sont interdits, tandis que d’autres restent autorisés mais soumis à évaluation (cuivre, zinc, Irgarol).

Votre fournisseur d’équipements pour le carénage de bateau

Le carénage reste indispensable, mais son impact environnemental soulève de vraies problématiques pour les ports, chantiers et techniciens. Dans le prochain article, vous découvrirez des solutions concrètes et accessibles proposées par votre fournisseur d’équipements de carénage écologique, comme les stations ATLANTIK® avec recyclage des eaux ou les aires souples de carénage.

Vous souhaitez en savoir plus sur les équipements écologiques pour le carénage ?

Contactez un expert en solutions écologiques et efficaces pour le carénage des coques de bateau.

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